Ressources utiles : Journée mondiale de prière de Wycliffe — 11 novembre 2022

Exercices de prière

Lectio divina - Guide de l'animateur

Le schéma ci-dessous décrit brièvement comment mener un temps de Lectio divina, une forme de prière méditative (Pour plus de détails sur ce qu'est la Lectio divina et comment la pratiquer, voir cette ressource de 24-7 Prayer, en anglais).
La Lectio divina peut être pratiquée individuellement ou en groupe. Dans un groupe, le leader/animateur :

  • accueille les participants, les encourage à se mettre à l'aise et garantit au groupe la confidentialité ;
  • donne un aperçu du processus et des résultats souhaités. (Le processus comprend six sections, avec beaucoup de temps alloué entre chaque section pour se détendre, écouter Dieu et lui répondre) ;
  • indique aux participants le matériel qui pourrait leur être utile, comme une Bible, quelque chose pour écrire (ou un téléphone ou un iPad) ;
  • donne la durée approximative de la session ;
  • leur assure qu'il n'y a pas de « bonnes » réponses. Le but est que nous passions du temps avec Dieu et sa Parole et que nous écoutions ce qu'il veut nous dire ;
  • indique aux participants le passage de l'Écriture qui a été choisi (selon la situation, l'Écriture peut être imprimée ou les personnes peuvent utiliser leur Bible ou leur appareil pour trouver le passage) ;
  • accorde beaucoup de temps entre chaque section pour que les gens puissent se détendre et entendre Dieu ;

1. Lire une partie ou la totalité du Psaume 30
Invitez le Saint-Esprit à venir guider le groupe. Lisez le passage lentement, à haute voix si possible. Lisez-le deux fois avec une minute de silence entre les deux. (Veillez à ne pas précipiter le processus.) N'hésitez pas à demander à d'autres personnes de le lire à haute voix afin d'obtenir une variété de voix.

2. Savourer
On pourrait également utiliser ici le terme « méditer », mais « savourer » permet de mieux cerner l'objectif de cette section. En méditant sur le passage, invitez les participants à savourer un mot ou une phrase qui a particulièrement attiré leur attention au cours de la lecture. Encouragez-les à écrire ce mot et à commencer à réfléchir à ce que Dieu pourrait être en train de leur dire. Posez la question suivante : « Que communique ce mot à votre vie ? »

Suggestion de groupe : Après un moment de repos dans le passage, encouragez les personnes du groupe à simplement dire le mot/la phrase qu'elles ont remarqué - ni plus ni moins. Pendant qu'elles font cela, encouragez-les à réfléchir à ce que Dieu pourrait être en train de leur dire ou de dire au groupe (à ce stade, personne ne dit plus qu'un mot ou une phrase).

3. Relire
Lisez le passage une fois de plus.

4. Réagir
Invitez les membres du groupe à exprimer dans la prière ce qu'ils sentent que Dieu est en train de leur dire. Encouragez-les à lui dire comment ils se sentent encouragés ou interpellés par ce qu'il est en train de leur dire. Demandez que la semence de sa Parole dans leur cœur développe une vérité profondément enracinée qui conduira à de la fécondité dans leur vie.

Suggestion de groupe : Prévoyez un espace pour que les participants fassent de courtes prières, exprimant ce que Dieu est en train de leur dire à travers le passage en question.

5. Se reposer
Invitez le groupe à prendre simplement un peu de temps pour permettre à Dieu de les envelopper de son amour, et de laisser la parole qu'il leur a donnée reposer sur eux.

Suggestion de groupe : Encouragez le groupe à se reposer simplement dans la présence de Dieu, ensemble.

6. Résoudre
Encouragez les membres du groupe à terminer en expliquant comment ils pourraient vivre la parole qui a pénétré leur cœur.

Suggestion de groupe : Organisez un moment où les participants peuvent partager entre eux la manière dont Dieu leur parle personnellement ou en tant que groupe. Demandez-leur de réfléchir à ce que pourrait être une réponse appropriée. Notez et mentionnez les points communs qui émergent des échanges entre les personnes. Terminez par une prière.

Psaume 30

1Je proclame ta grandeur, Éternel,
car tu m’as relevé,
tu n’as pas voulu que mes ennemis se réjouissent à mon sujet.

2 Éternel, mon Dieu, j’ai crié à toi,
et tu m'as guéri.

3 Éternel, tu as fait remonter mon âme du séjour des morts,
tu m’as fait revivre loin de ceux qui descendent dans la tombe.

4 Chantez en l’honneur de l’Éternel, vous qui l’aimez,
célébrez par vos louanges sa sainteté,

5 car sa colère dure un instant,
mais sa grâce toute la vie:
le soir arrivent les pleurs,
et le matin l’allégresse.

6 Je disais dans ma tranquillité:
«Je ne serai jamais ébranlé!»

7 Éternel, par ta grâce
tu avais affermi ma montagne.
Tu t’es caché,
et j’ai été épouvanté.

8 Éternel, j’ai crié à toi,
j’ai imploré l’Éternel:

9 « Que gagnes-tu à verser mon sang,
à me faire descendre dans la tombe?
La poussière te célèbre-t-elle?
Raconte-t-elle ta fidélité?

10 Écoute, Éternel, aie pitié de moi!
Éternel, secours-moi! »

11 Et tu as changé mes lamentations en allégresse,
tu m’as retiré mes habits de deuil pour me donner un habit de fête.

12 Ainsi mon cœur chante tes louanges et ne reste pas muet.
Éternel, mon Dieu, je te louerai toujours.

Autres ressources

De nombreuses ressources de prière sont disponibles sur wycliffe.net et peuvent être partagées et utilisées pendant la journée de prière (et toute l'année !). Celles-ci comprennent des sujets de prière, des vidéos et des guides de prière.

Des ressources de prière supplémentaires sont disponibles sur les sites Web suivants :

Pray for ZERO lance un nouveau site web avant le 11 novembre. Le site web actuel propose d'excellents guides de prière téléchargeables.

Plus de vidéos de prière disponibles sur :

Prier pour les organisations de l'Alliance : Ces pages de prière donnent des idées instructives pour prier pour les organisations engagées dans le ministère de la traduction de la Bible.

Autres récits :

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Comment CABTAL a achevé neuf Nouveaux Testaments dans des régions déchirées par la violence

Le travail de traduction a failli cesser dans certaines parties du Cameroun, à cause d'une crise sociopolitique qui a tué environ 6 000 personnes depuis 2017. Mais, même pendant qu'ils fuyaient pour sauver leur vie, les traducteurs ont continué à rédiger les Saintes Écritures dans leur langue. Isaac Genna Forchie, membre du personnel de CABTAL et natif de la région de Bamenda dans le nord-ouest du Cameroun, s'est rendu dans certaines des régions affectées pour recueillir des récits de première main des équipes de traduction. Jesse Ganglah « Nous étions en train d'enregistrer le récit de Pâques en langue Lus, quand nous avons entendu que les soldats arrivaient », se souvient Jesse Ganglah, facilitateur de cluster travaillant avec l'Association Camerounaise pour la Traduction de la Bible et l'Alphabétisation (CABTAL). « À ce moment-là, tout le monde fuyait le village parce que des soldats en colère n'avaient pas le temps de faire la différence entre les séparatistes et les civils. » « Tout le monde courait le risque d'être abattu. J'ai vu des gens avec leur matelas, leur natte, leurs affaires et des enfants s'enfuir dans la brousse et traverser vers le Nigeria. Ils ont oublié leur ordinateur, mais un traducteur brava le danger pour retourner le chercher. » C'est un des nombreux récits qui racontent comment les traducteurs de la Bible dans le Cameroun anglophone du nord-ouest et sud-ouest ont géré une crise sociopolitique violente qui a presque fait cesser le travail de traduction. Contre toute attente, ils ont achevé neuf Nouveaux Testaments au cours des deux dernières années. Au sujet de la violence Les troubles civils actuels ont commencé quand les avocats et les professeurs anglophones ont abandonné leurs outils en octobre 2016, protestant contre ce qu'ils appellent « une tentative délibérée » du gouvernement central d'éradiquer deux de leurs valeurs culturelles fondamentales : le droit coutumier anglais et le sous-système éducatif anglo-saxon. Le gouvernement a riposté par une répression violente de la dissidence. Cela a causé une intensification des tensions et plus d'affrontements alors qu'un mouvement séparatiste a vu le jour. La situation a dégénéré en conflit armé qui persiste encore, qui a causé la mort de 6 000 personnes environ et déplacé plus de 765 000 autres. 70 000 d'entre elles étaient des réfugiés dans le Nigeria voisin, parmi lesquels des traducteurs qui ont fui avec leur ordinateur. Certains ont été confrontés, en plus, à la menace de Boko Haram. Un des projets qui s'est trouvé confronté à la crise était le ngwo, langue parlée dans le nord-ouest du Cameroun. « Parce qu'on n'a pas terminé notre tâche un jour en 2017, on a décidé d'emmener notre ordinateur à la maison », se souvient Siphra Nde. Cela a été la raison pour laquelle leur ordinateur a été préservé. « Comme on partait, toute la place du marché, y compris le bureau du projet, a été mise à feu. » « C'était le dernier jour que nous utilisions le bureau », dit-elle. Alors que d'autres ont fui dans la nature pour leur sécurité, c'était encore plus difficile pour Nde, 54 ans, qui vivait avec ses enfants et ses parents âgés. Le lendemain, ils ont marché à travers la brousse vers un lieu proche de la capitale régionale de Bamenda. « Nous avons imploré CABTAL et ils ont envoyé une voiture qui nous a transportés en sécurité à Bamenda », dit Nde. « Nous avons marché plus de dix heures. Nous sommes arrivés à Bamenda avec le choc d'être confrontés à un autre défi : nulle part où dormir. » Son cousin l'a hébergée pendant deux semaines avant qu'elle ne loue une petite chambre où elle, les enfants et ses parents âgés ont vécu pendant plusieurs années. Siphra Nde Le travail en pleine fusillade Sous la menace d'une arme, d'autres tels que Protus Effange ont dû prouver qu'ils étaient seulement des traducteurs de la Bible et pas des espions. « Êtes-vous sûrs que vous faites l'œuvre de Dieu ? », demandèrent les tireurs au traducteur de bakwere. « Le quartier de notre bureau près de Muea est devenu un champ de bataille pour les séparatistes et les soldats », dit Effrange. Les activités d'alphabétisation et d'engagement des Saintes Écritures touchèrent presque à leur fin. « Je me souviens qu'une fois nous avions un certain atelier », dit Effrange. « Nous nous étions réunis et avions prié, et nous étions sur le point de commencer et nous avons entendu des coups de feu assourdissants qui nous ont dispersés. »  Protus Effange  Privés de la Parole de Dieu Étant donné que la traduction de la Bible est une tâche complexe et difficile qui demande du dévouement, de l'expertise et de la collaboration, des crises comme celles-ci dans le monde posent une menace grave. La violence, le déplacement, l'insécurité, le manque de ressources et de communication peuvent retarder, interrompre ou annuler des projets. Cela a privé des millions de personnes de l'accès à la Parole de Dieu dans leur propre langue. En 2020, environ 30 projets de traduction ont été interrompus dans le Nigeria voisin à cause du terrorisme. Ailleurs, la guerre entre l'Ukraine et la Russie continue de poser un grand danger à la traduction dans les anciens pays soviétiques.  De nouveaux défis suscitent l'innovation Des défis similaires ont provoqué le même effet au Cameroun, mais cela a poussé CABTAL à réfléchir en dehors du cadre.  « Avant la crise, les traducteurs étaient capables de voyager librement entre les communautés pour rédiger les Saintes Écritures sans peur, les agents d'alphabétisation circulaient facilement, et les consultants pouvaient se rendre dans les communautés. Mais tout a changé soudainement », dit Emmanuel Keyeh, Directeur général de CABTAL. « Il est devenu difficile pour les gens de même se réunir en un même lieu. » Cela a causé de l'incertitude. Mais, on a évité le pire comme CABTAL a aidé les traducteurs qui ont fui avec leur ordinateur et leur brouillon vers des régions plus sûres et vers le Nigeria voisin. « Nous avons déménagé certains vers des régions où ils pouvaient avoir accès à des consultants en traduction », dit Keyeh. L'accès aux besoins de base est devenu un défi. « CABTAL nous a donné quelques sacs de riz et de l'argent en plus pour notre entretien », dit Siphra Nde. Elle pouvait alors continuer à rédiger le Nouveau Testament en ngwo. Les activités d'alphabétisation, avant traditionnelles, ont pris une nouvelle forme. « Nous encourageons les communautés à participer à l'alphabétisation urbaine et numérique », dit Keyeh. Quand les écoles furent fermées, les professeurs d'alphabétisation en ngwo ont suivi les apprenants dans les églises et dans leurs cachettes, où l'enseignement et l'apprentissage continuaient. Dr Emmanuel Keyeh Lufang Des fruits qui donnent espoir À l'instar des équipes de ngwo et de bakwere, les langues mankon, ngie, moghamo, essimbi, mmen, esu et weh ont eu leur expérience unique. Mais, leur grand espoir est dans le Nouveau Testament récemment terminé dans ces langues, qui a été mis en page et envoyé à l'impression. Les communautés collectent maintenant des fonds et mobilisent pour l'engagement. Avant sa mort l'an dernier, leur vénéré dirigeant traditionnel mankon, Fon Angwafo III, reçu la copie des traducteurs avec joie. « Il le présenta aux pasteurs et nous donna un lopin de terre pour construire un centre d'alphabétisation où nous pourrions aussi traduire l'Ancien Testament », dit Margaret Ndenge, traductrice mankon. L'équipe bakwere espère obtenir un impact formidable. Un des traducteurs se souvient comment ils ont rendu visite à un gardien de leur langue âgé. « Il était aussi malade, mais nous voulions qu'il écoute et qu'il confirme le naturel d'une portion des Saintes Écritures que nous avions traduit », dit Protus Effange. Le gardien invita tous ses enfants et petits-enfants à la session. « Tandis que je lisais, j'ai vu des larmes couler de ses yeux. Je me suis arrêté et lui ai demandé si les douleurs s'aggravaient. Il répondit : "Vous lisez dans mon cœur". » L'homme qui ne pouvait pas se tenir droit, se leva soudainement et alla accompagner les traducteurs quand ils repartaient. Effange attend avec impatience l'impact que le Nouveau Testament en entier devrait avoir sur sa communauté. Une première date d'inauguration a été choisie, mais a été plus tard repoussée parce que leur Nouveau Testament n'est pas arrivé comme initialement prévu. « Il nous semble étrange que, même avec la situation sociopolitique, la productivité a assez augmenté », dit Keyeh, Directeur général de CABTAL. Il ajoute que l'innovation a donné l'opportunité aux gens de la diaspora d'apprendre à lire et à écrire leur langue, que ce soit virtuellement ou en personne. « Les défis se sont présentés, mais avec les ajustements, nous voyons des résultats assez exceptionnels de ce que Dieu fait dans ces communautés. » L'équipe mfumte a continué à traduire leur Nouveau Testament dans ce bâtiment gracieusement donné par une église dans le Magba voisin. ••• Légende des photos : (Crédits photographiques : Isaac Genna Forchie) Les organisations de l'Alliance peuvent télécharger et utiliser les images de cet article.


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