Statistiques sur l'accès aux Écritures 2021

7 378 total des langues parlées dans le monde

Population mondiale totale 7,9 milliards de personnes

Langues dans lesquelles les Ecritures sont disponibles

3 495 Langues avec une partie des Ecritures – 7,04 milliards de personnes

  • 717 Langues avec la Bible complète – 5,75 milliards de personnes
  • 1 582 Langues avec le Nouveau Testament en entier (quelques-unes ont également une partie de l'Ancien Testament) – 830 millions de personnes
  • 1 196 langues avec quelques portions de Bible traduites – 457 millions de personnes

Langues dans lesquelles il n'y a aucune traduction des Ecritures

  • 828 langues ont des travaux en cours – 6,76 millions de personnes
  • 1 892 langues ont besoin que la traduction (ou que le travail préparatoire) commence – 145 millions de personnes

Aucune traduction des Écritures, mais sans besoin de traduction :

  • 1 119 langues ne sont pas suffisamment vitales pour planifier le travail de traduction — 2,8 millions de personnes
  • 44 communautés linguistiques sont servies par les Écritures dans une autre langue — 4,6 millions de personnes

Besoins de traduction de la Bible

1,51 milliards de personnes parlent 6 661 langues, n'ont pas accès à une Bible complète dans leur langue maternelle.

145 millions de personnes, parlant 1 892 langues, on toujours besoin que les travaux de traduction commencent :

  • Afrique — 558 langues, 16 millions de personnes
  • Amérique — 119 langues, 2,4 millions de personnes
  • Asie — 751 langues, 124 millions de personnes
  • Europe — 59 langues, 2,3 millions de personnes
  • Pacifique — 405 langues, 0,43 millions de personnes

Traduction de la Bible en cours

2 217 langues dans 147 pays avec une traduction active ou un travail préparatoire débuté — 1,1 milliard de personnes

Pour plus d'information sur les raisons pour lesquelles ce nombre a changé considérablement par rapport à l'année dernière, voir Questions-réponses des statistiques sur l'accès aux Écritures 2021.

Aperçu de la participation de l'Alliance Mondiale Wycliffe 2021

  • Des organisations de l'Alliance travaillent dans au moins 2 162 langues.
  • Des organisations de l'Alliance sont impliquées dans des travaux dans au moins 133 pays.
  • Des organisations de l'Alliance ont participé à la traduction de Nouveaux Testaments ou de Bibles dans au moins 1 628 langues.
  • Des organisations de l'Alliance ont participé à la traduction d'au moins un livre de la Bible publié dans 817 autres langues.

Travaillant dans le cadre de partenariats communautaires, le personnel de l'Alliance contribue non seulement à la réalisation des objectifs liés aux Écritures, mais aussi à la production de ressources pour l'alphabétisation, l'éducation, la santé et d'autres objectifs communautaires en parallèle aux Écritures.

Les statistiques sont rarement aussi simples que les chiffres le suggèrent

Les statistiques sur l'accès aux Écritures ne sont pas aussi simples qu'elles le paraissent à première vue. Nous nous efforçons de donner un aperçu précis des principaux chiffres, mais les données sont en fait un peu plus complexes que cela. Par exemple, le besoin des traductions n'est pas aussi simple que de déterminer quelles langues disposent ou non des Écritures. La plupart des langues qui n’ont que « quelques passages des Écritures » en ont besoin de supplémentaires, et même, de temps en temps, des Bibles entières font l’objet de révisions. De plus, les com­par­aisons avec les ra­pports an­nuels pré­céd­ents sont dif­ficil­es et par­fois impos­si­bles, en raison des changements et des am­éliora­tions con­ti­nus apportés aux dé­f­i­n­i­tions des données et aux méth­odes de col­lect­e.

Une nouvelle approche pour mesurer les progrès de traduction de la Bible

Les statistiques fournissent un point de vue permettant de mesurer les progrès de la traduction de la Bible dans le monde entier. Le progrès ne consiste pas seulement à publier des traductions, mais aussi à changer des vies au fur et à mesure que les gens rencontrent Dieu par sa Parole et que le mouvement mondial de traduction de la Bible progresse vers une plus grande unité en Christ.

Les dirigeants de l'Alliance ont commencé à explorer d'autres mesures importantes des progrès, notamment :

  • Comment les communautés linguistiques vivent-elles l'impact des Écritures sur leur vie ?
  • Les Églises s'approprient-elles de plus en plus le travail de traduction de la Bible ?
  • Les Églises, les communautés et les organisations s'associent-elles plus efficacement pour mener à bien le travail de traduction ensemble ?

Ce ne sont là que quelques exemples des mesures dont il est question. Pour en savoir plus, voir :
A missiology of progress : Assessing advancement in the Bible translation movement  (" Une missiologie du progrès : évaluation de l'avancement du mouvement de traduction de la Bible " en anglais uniquement) par le Dr Kirk Franklin.

Les présentations des statistiques sur l'accès aux Écritures de l'Alliance Mondiale Wycliffe sont compilées à partir des données fournies par les organisations de l'Alliance, SIL International, Sociétés Bibliques Unies et de nombreux autres partenaires. Les données sont à jour au 1er septembre 2021. Les données démographiques sont basées sur les informations disponibles sur les locuteurs de la langue maternelle dans l'Ethnologue de SIL
D'autres histoires sur les gens et les projets sont disponibles sur www.wycliffe.net et auprès de votre organisation de l'Alliance la plus proche.

01/2024 Amériques

Raconter l'histoire de la Bible

Cela peut surprendre qu'un musée fasse partie des organisations de l'Alliance Mondiale Wycliffe. Mais les responsables du musée Maná partagent la même passion pour inspirer les gens à explorer la Bible, son histoire et sa théologie.

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12/2023 Asie, Philippines

Voir Dieu à travers le prisme de l'Ancien Testament

Ayant achevé avec succès le Nouveau Testament en 2009, les Kinaray-a, en partenariat avec l'Association des traducteurs des Philippines, découvrent Dieu davantage tandis qu'ils traduisent l'Ancien Testament.

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11/2023 Afrique

Comment CABTAL a achevé neuf Nouveaux Testaments dans des régions déchirées par la violence

Le travail de traduction a failli cesser dans certaines parties du Cameroun, à cause d'une crise sociopolitique qui a tué environ 6 000 personnes depuis 2017. Mais, même pendant qu'ils fuyaient pour sauver leur vie, les traducteurs ont continué à rédiger les Saintes Écritures dans leur langue. Isaac Genna Forchie, membre du personnel de CABTAL et natif de la région de Bamenda dans le nord-ouest du Cameroun, s'est rendu dans certaines des régions affectées pour recueillir des récits de première main des équipes de traduction. Jesse Ganglah « Nous étions en train d'enregistrer le récit de Pâques en langue Lus, quand nous avons entendu que les soldats arrivaient », se souvient Jesse Ganglah, facilitateur de cluster travaillant avec l'Association Camerounaise pour la Traduction de la Bible et l'Alphabétisation (CABTAL). « À ce moment-là, tout le monde fuyait le village parce que des soldats en colère n'avaient pas le temps de faire la différence entre les séparatistes et les civils. » « Tout le monde courait le risque d'être abattu. J'ai vu des gens avec leur matelas, leur natte, leurs affaires et des enfants s'enfuir dans la brousse et traverser vers le Nigeria. Ils ont oublié leur ordinateur, mais un traducteur brava le danger pour retourner le chercher. » C'est un des nombreux récits qui racontent comment les traducteurs de la Bible dans le Cameroun anglophone du nord-ouest et sud-ouest ont géré une crise sociopolitique violente qui a presque fait cesser le travail de traduction. Contre toute attente, ils ont achevé neuf Nouveaux Testaments au cours des deux dernières années. Au sujet de la violence Les troubles civils actuels ont commencé quand les avocats et les professeurs anglophones ont abandonné leurs outils en octobre 2016, protestant contre ce qu'ils appellent « une tentative délibérée » du gouvernement central d'éradiquer deux de leurs valeurs culturelles fondamentales : le droit coutumier anglais et le sous-système éducatif anglo-saxon. Le gouvernement a riposté par une répression violente de la dissidence. Cela a causé une intensification des tensions et plus d'affrontements alors qu'un mouvement séparatiste a vu le jour. La situation a dégénéré en conflit armé qui persiste encore, qui a causé la mort de 6 000 personnes environ et déplacé plus de 765 000 autres. 70 000 d'entre elles étaient des réfugiés dans le Nigeria voisin, parmi lesquels des traducteurs qui ont fui avec leur ordinateur. Certains ont été confrontés, en plus, à la menace de Boko Haram. Un des projets qui s'est trouvé confronté à la crise était le ngwo, langue parlée dans le nord-ouest du Cameroun. « Parce qu'on n'a pas terminé notre tâche un jour en 2017, on a décidé d'emmener notre ordinateur à la maison », se souvient Siphra Nde. Cela a été la raison pour laquelle leur ordinateur a été préservé. « Comme on partait, toute la place du marché, y compris le bureau du projet, a été mise à feu. » « C'était le dernier jour que nous utilisions le bureau », dit-elle. Alors que d'autres ont fui dans la nature pour leur sécurité, c'était encore plus difficile pour Nde, 54 ans, qui vivait avec ses enfants et ses parents âgés. Le lendemain, ils ont marché à travers la brousse vers un lieu proche de la capitale régionale de Bamenda. « Nous avons imploré CABTAL et ils ont envoyé une voiture qui nous a transportés en sécurité à Bamenda », dit Nde. « Nous avons marché plus de dix heures. Nous sommes arrivés à Bamenda avec le choc d'être confrontés à un autre défi : nulle part où dormir. » Son cousin l'a hébergée pendant deux semaines avant qu'elle ne loue une petite chambre où elle, les enfants et ses parents âgés ont vécu pendant plusieurs années. Siphra Nde Le travail en pleine fusillade Sous la menace d'une arme, d'autres tels que Protus Effange ont dû prouver qu'ils étaient seulement des traducteurs de la Bible et pas des espions. « Êtes-vous sûrs que vous faites l'œuvre de Dieu ? », demandèrent les tireurs au traducteur de bakwere. « Le quartier de notre bureau près de Muea est devenu un champ de bataille pour les séparatistes et les soldats », dit Effrange. Les activités d'alphabétisation et d'engagement des Saintes Écritures touchèrent presque à leur fin. « Je me souviens qu'une fois nous avions un certain atelier », dit Effrange. « Nous nous étions réunis et avions prié, et nous étions sur le point de commencer et nous avons entendu des coups de feu assourdissants qui nous ont dispersés. »  Protus Effange  Privés de la Parole de Dieu Étant donné que la traduction de la Bible est une tâche complexe et difficile qui demande du dévouement, de l'expertise et de la collaboration, des crises comme celles-ci dans le monde posent une menace grave. La violence, le déplacement, l'insécurité, le manque de ressources et de communication peuvent retarder, interrompre ou annuler des projets. Cela a privé des millions de personnes de l'accès à la Parole de Dieu dans leur propre langue. En 2020, environ 30 projets de traduction ont été interrompus dans le Nigeria voisin à cause du terrorisme. Ailleurs, la guerre entre l'Ukraine et la Russie continue de poser un grand danger à la traduction dans les anciens pays soviétiques.  De nouveaux défis suscitent l'innovation Des défis similaires ont provoqué le même effet au Cameroun, mais cela a poussé CABTAL à réfléchir en dehors du cadre.  « Avant la crise, les traducteurs étaient capables de voyager librement entre les communautés pour rédiger les Saintes Écritures sans peur, les agents d'alphabétisation circulaient facilement, et les consultants pouvaient se rendre dans les communautés. Mais tout a changé soudainement », dit Emmanuel Keyeh, Directeur général de CABTAL. « Il est devenu difficile pour les gens de même se réunir en un même lieu. » Cela a causé de l'incertitude. Mais, on a évité le pire comme CABTAL a aidé les traducteurs qui ont fui avec leur ordinateur et leur brouillon vers des régions plus sûres et vers le Nigeria voisin. « Nous avons déménagé certains vers des régions où ils pouvaient avoir accès à des consultants en traduction », dit Keyeh. L'accès aux besoins de base est devenu un défi. « CABTAL nous a donné quelques sacs de riz et de l'argent en plus pour notre entretien », dit Siphra Nde. Elle pouvait alors continuer à rédiger le Nouveau Testament en ngwo. Les activités d'alphabétisation, avant traditionnelles, ont pris une nouvelle forme. « Nous encourageons les communautés à participer à l'alphabétisation urbaine et numérique », dit Keyeh. Quand les écoles furent fermées, les professeurs d'alphabétisation en ngwo ont suivi les apprenants dans les églises et dans leurs cachettes, où l'enseignement et l'apprentissage continuaient. Dr Emmanuel Keyeh Lufang Des fruits qui donnent espoir À l'instar des équipes de ngwo et de bakwere, les langues mankon, ngie, moghamo, essimbi, mmen, esu et weh ont eu leur expérience unique. Mais, leur grand espoir est dans le Nouveau Testament récemment terminé dans ces langues, qui a été mis en page et envoyé à l'impression. Les communautés collectent maintenant des fonds et mobilisent pour l'engagement. Avant sa mort l'an dernier, leur vénéré dirigeant traditionnel mankon, Fon Angwafo III, reçu la copie des traducteurs avec joie. « Il le présenta aux pasteurs et nous donna un lopin de terre pour construire un centre d'alphabétisation où nous pourrions aussi traduire l'Ancien Testament », dit Margaret Ndenge, traductrice mankon. L'équipe bakwere espère obtenir un impact formidable. Un des traducteurs se souvient comment ils ont rendu visite à un gardien de leur langue âgé. « Il était aussi malade, mais nous voulions qu'il écoute et qu'il confirme le naturel d'une portion des Saintes Écritures que nous avions traduit », dit Protus Effange. Le gardien invita tous ses enfants et petits-enfants à la session. « Tandis que je lisais, j'ai vu des larmes couler de ses yeux. Je me suis arrêté et lui ai demandé si les douleurs s'aggravaient. Il répondit : "Vous lisez dans mon cœur". » L'homme qui ne pouvait pas se tenir droit, se leva soudainement et alla accompagner les traducteurs quand ils repartaient. Effange attend avec impatience l'impact que le Nouveau Testament en entier devrait avoir sur sa communauté. Une première date d'inauguration a été choisie, mais a été plus tard repoussée parce que leur Nouveau Testament n'est pas arrivé comme initialement prévu. « Il nous semble étrange que, même avec la situation sociopolitique, la productivité a assez augmenté », dit Keyeh, Directeur général de CABTAL. Il ajoute que l'innovation a donné l'opportunité aux gens de la diaspora d'apprendre à lire et à écrire leur langue, que ce soit virtuellement ou en personne. « Les défis se sont présentés, mais avec les ajustements, nous voyons des résultats assez exceptionnels de ce que Dieu fait dans ces communautés. » L'équipe mfumte a continué à traduire leur Nouveau Testament dans ce bâtiment gracieusement donné par une église dans le Magba voisin. ••• Légende des photos : (Crédits photographiques : Isaac Genna Forchie) Les organisations de l'Alliance peuvent télécharger et utiliser les images de cet article.


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